Le gouvernement béninois a franchi une nouvelle étape dans sa politique d’aménagement du territoire. Réuni en Conseil des ministres le mercredi 7 octobre 2026, il a acté la création et l’organisation de six pôles de développement territorial. Une réforme destinée à réduire les disparités régionales et à faire des potentialités locales des leviers de croissance et de création d’emplois.
Le Bénin engage une nouvelle dynamique dans sa politique d’aménagement du territoire. À travers la création de six pôles de développement territorial, le gouvernement entend mieux organiser les interventions publiques et privées autour des potentialités propres à chaque région.
Cette nouvelle organisation territoriale vise notamment à réduire les disparités entre les différentes parties du pays, à stimuler l’émergence d’industries locales et à renforcer les infrastructures de base. Elle ambitionne également de favoriser la création d’emplois directs et de contribuer à la réduction durable de l’extrême pauvreté.
Six pôles autour des potentialités locales
Les six pôles regroupent les 77 communes du Bénin et s’articulent autour de quatre secteurs majeurs : l’agriculture, le tourisme, l’industrie et l’innovation.
Le pôle Grand-Nokoué regroupe Cotonou, Abomey-Calavi, Porto-Novo, Ouidah et Sèmè-Kpodji.
Le pôle Sud-Ouest comprend Lokossa, Allada, Grand-Popo, Aplahoué, Athiémé, Bopa, Comè, Djakotomey, Dogbo, Houéyogbé, Klouékanmè, Kpomassè, Lalo, Sô-Ava, Toffo, Tori-Bossito, Toviklin et Zè.
Le pôle Sud-Est rassemble Pobè, Kétou, Sakété, Adja-Ouèrè, Adjarra, Adjohoun, Aguégués, Akpro-Missérété, Avrankou, Bonou, Dangbo et Ifangni.
Le pôle Centre est constitué d’Abomey, Bohicon, Dassa-Zoumè, Savalou, Savè, Agbangnizoun, Bantè, Covè, Djidja, Glazoué, Ouèssè, Ouinhi, Za-Kpota, Zagnanado et Zogbodomey.
Dans le septentrion, le pôle Nord-Est regroupe Parakou, Kandi, Malanville, Banikoara, Bembèrèkè, Gogounou, Kalalé, Karimama, N’Dali, Nikki, Pèrèrè, Ségbana, Sinendé et Tchaourou.
Le pôle Nord-Ouest, pour sa part, comprend Natitingou, Djougou, Bassila, Boukombé, Cobly, Copargo, Kérou, Kouandé, Matéri, Ouaké, Péhunco, Tanguiéta et Toucountouna.
Une mise en œuvre progressive
La réforme sera mise en œuvre suivant un calendrier en quatre étapes. D’octobre à décembre 2026, le gouvernement prévoit l’installation des organes de gouvernance, notamment le Comité national de pilotage présidé par le Chef de l’État, ainsi que la nomination des délégués généraux. Cette première phase sera également consacrée à la cartographie et aux diagnostics des territoires.
De janvier à mars 2027, il sera question de définir les filières prioritaires, d’identifier les besoins en infrastructures et en foncier, puis de préciser les mécanismes d’incitations fiscales et financières.
La période d’avril à juin 2027 sera consacrée à la validation de la feuille de route opérationnelle et à la formalisation des engagements entre l’État, les communes et le secteur privé.
Enfin, de juillet à décembre 2027, le dispositif devrait entrer dans sa phase de déploiement sur le terrain, avec le suivi et l’évaluation des actions et le lancement des projets prioritaires.
À travers cette réforme, le gouvernement entend ainsi placer les territoires au cœur de la création de valeur nationale, en misant davantage sur leurs ressources, leurs spécificités et leur potentiel économique. Une approche qui marque une nouvelle étape dans la politique de développement territorial du Bénin.
Armand D.
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