Le projet de loi de finances pour la gestion 2027 est désormais sur la table du Parlement. Adopté en Conseil des ministres, il s’équilibre en ressources et en dépenses à 4 757 milliards FCFA, soit une hausse de plus de 14 % par rapport au budget de l’exercice 2026.

Reçu le dimanche 18 octobre 2026 sur l’émission « Face à l’actualité » de la télévision nationale, le ministre porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, est revenu sur les principales articulations de ce projet. Il a rappelé le rôle des députés dans son examen, notamment à travers d’éventuels amendements et propositions avant son adoption.

Préserver les équilibres économiques

Selon le porte-parole du gouvernement, le projet de budget 2027 a été élaboré sans création de nouveaux impôts. L’ambition est de mobiliser davantage de ressources afin de consolider la résilience de l’économie béninoise et de préserver ses principaux indicateurs macroéconomiques.

À cet égard, le ministre a mis en avant un taux d’endettement inférieur à 51 %, loin du plafond de 70 % retenu par les critères de convergence de l’UEMOA, une inflation de 1,1 %, un déficit budgétaire inférieur à moins de 3 % et une croissance économique d’au moins 8 %.

« Nous sommes une économie résiliente. Nous avons tous travaillé, peuple béninois, à bâtir une économie de plus en plus solide et nous devons maintenir ces fondamentaux et leur permettre de s’épaissir encore au fil du temps », a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji.

Le social au cœur des priorités

Le volet social occupe également une place importante dans ce projet de budget. D’après les chiffres présentés, les dépenses à sensibilité sociale représentent 45 % de l’enveloppe budgétaire, soit environ 1 560 milliards FCFA.

Pour le porte-parole du gouvernement, cette orientation traduit la volonté de l’exécutif d’améliorer davantage les conditions de vie des populations sur l’ensemble du territoire national. Il a, par ailleurs, assuré que les mesures sociales déjà engagées se poursuivront.

Interrogé sur les secteurs prioritaires, Wilfried Léandre Houngbédji a estimé que tous les domaines d’intervention de l’État revêtent une importance particulière pour la poursuite du développement du pays.

Anticiper les chocs extérieurs

Le gouvernement affirme également avoir tenu compte des risques liés à la conjoncture internationale et sous-régionale dans l’élaboration du projet de loi de finances.

« Nous n’excluons jamais les chocs exogènes. Nous le ferions et nous aurions tort, surtout quand nous observons la conjoncture internationale depuis quelques années et même la conjoncture sous-régionale », a souligné le ministre.

Au-delà de la mobilisation des ressources, le budget 2027 vise aussi à élargir l’assiette fiscale, notamment en favorisant l’intégration progressive des acteurs du secteur informel dans le secteur formel. L’objectif est d’accroître leur contribution aux recettes publiques et de soutenir la dynamique de développement engagée au Bénin.

Armand D.