Invité, dimanche 3 mai, de l’émission « L’Entretien Grand Format » sur Bip Radio, l’ancien président de la Cour constitutionnelle, le professeur Théodore Holo, s’est exprimé sur plusieurs sujets brûlants de l’actualité nationale. Parmi eux, la question de la « trêve politique », envisagée pour une durée de six ans du septennat, a retenu son attention.
Le juriste pense que le contenu ne lui pose pas de problème. « C'est peut-être le mot “trêve” qui est une expression qui ne correspond pas à la réalité », a-t-il affirmé.
Plus loin, et de façon plus explicite, le juriste et défenseur des droits humains pense que « la préoccupation, c'est de ne pas bloquer le fonctionnement des institutions. C'est critiquer et faire des propositions alternatives ». Pour étayer un peu plus son argumentaire, il prend l'exemple des pays développés dans lesquels les critiques sur un sujet sont suivies de propositions alternatives. « L'opposition n'a pas pour mission d'empêcher, mais d'aider à réussir le travail par des propositions alternatives. Ce qui amène le gouvernant à corriger le tir dans l'intérêt du pays ou à mieux expliquer sa mission pour l'éclairage de l'opinion publique. D'où l'écoute de l'autre », insiste-t-il.
Pour le professeur Théodore Holo, « la critique doit être positive. Quand on critique, c'est qu'on apporte quelque chose de plus ou de mieux pour que les gens puissent réfléchir, pour voir ceux qui permettent de garantir la paix dans un pays ». Pour la durée de six ans, l'invité de notre consœur Rachida Houssou ne trouve pas d'inconvénient, « puisque ça n'empêche pas la critique ni de faire des propositions alternatives » ; de plus, « ça n'enlève rien à la vitalité de la démocratie ».
A.D.
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