Quelques heures après son investiture, le président de la République, Romuald Wadagni, a dévoilé la composition de son tout premier gouvernement à travers le décret n°2026-314 du 24 mai 2026. Composée de 24 membres, dont trois ministres délégués stratégiquement rattachés au ministère de l’Économie et des Finances, cette équipe gouvernementale traduit une volonté affichée de miser sur la technicité, l’efficacité administrative et la continuité de l’action publique.

Entre renouvellement et reconduction de plusieurs figures de la gouvernance de Patrice Talon, le nouveau pouvoir entend engager le septennat 2026-2033 sous le sceau de la transformation économique, de la modernisation de l’administration et du renforcement des politiques sociales.

Dans l’architecture gouvernementale mise en place, le ministère de l’Économie et des Finances apparaît comme le pilier central de l’action gouvernementale. Le portefeuille est confié à Aristide Médenou, assisté de trois ministres délégués : Nicolas Yenoussi aux Finances et à la Microfinance, Rodrigue Chaou au Budget et à la Fonction publique, ainsi que Hugues-Oscar Lokossou chargé de la Mobilisation des ressources extérieures et de la Gestion de la dette.

Sur le plan diplomatique, l’ancienne ambassadrice du Bénin près la France, Corinne Amori Brunet, prend les commandes du ministère des Affaires étrangères. Le département de la Justice et de la Législation revient quant à lui à Yvon Détchénou.

Les questions de sécurité et de souveraineté nationale demeurent également au cœur des priorités du nouveau régime. Djibril Mama Cissé Moussa hérite du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, tandis que Gildas Agonkan est nommé à la Défense nationale.

Dans le secteur économique, Olushegun Adjadi Bakari se voit confier un vaste portefeuille regroupant le Tourisme, le Commerce extérieur, l’Industrie et la Promotion de l’investissement privé. À ses côtés, Shadiya Assouma prend en charge le Commerce intérieur et la Formalisation de l’économie.

L’éducation et la formation professionnelle bénéficient d’une restructuration visant à renforcer l’efficacité des politiques publiques. Sèdami Mèdégan Fagla est nommé ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation technique, pendant que Clément Couchadé dirige l’Enseignement secondaire. Les Enseignements maternel et primaire reviennent à Armand Kouyema Nata.

Hawaou Bako prend les rênes du ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de la Promotion de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

Le numérique et l’innovation technologique occupent également une place importante dans la nouvelle équipe gouvernementale. Mahouna Akplogan est chargé de la Transformation digitale avec, notamment, la mise en œuvre de la Stratégie nationale d’intelligence artificielle.

Dans les secteurs sociaux, plusieurs figures sont reconduites. Benjamin Hounkpatin conserve le ministère de la Santé, tout comme Véronique Tognifodé qui demeure à la tête du ministère de la Famille et de l’Action sociale.

Les autres secteurs stratégiques sont confiés à plusieurs technocrates et personnalités reconnues. Ady Yéton Bloukounon Goubalan prend le portefeuille de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche ; Edouard Dahomey hérite de l’Énergie, de l’Eau et des Mines ; tandis que Georges Alley est nommé au Cadre de vie, aux Transports et au Développement durable. Janvier Yahouédéou, de son côté, est chargé de la Décentralisation et de la Gouvernance locale.

Le président Romuald Wadagni a également procédé à une réorganisation des secteurs de la culture, de la communication et de la jeunesse. Yassine Latoundji prend la tête du ministère de la Culture, des Arts et du Patrimoine. Aurélie Adam Soulé Zoumarou conserve le portefeuille de la Communication et des Médias, tandis que Benoît Dato hérite du Sport et du Civisme.

Par ailleurs, le chef de l’État a signé le décret n°2026-315 portant nomination de Wilson Gakpétor au poste de Secrétaire général du gouvernement. Une nomination stratégique destinée à assurer la coordination administrative et le suivi de l’action gouvernementale.

Avec cette première équipe, le président Romuald Wadagni lance officiellement son mandat sous le signe de la continuité institutionnelle, de la performance administrative et de la transformation structurelle du pays.

R.K.