Le Réseau des Femmes Leaders pour le Développement (RFLD) a animé, le mercredi 24 juin dernier à Harare, au Zimbabwe, une session consacrée à l'intégration du genre dans la programmation NAFASI, à l'occasion de la première réunion annuelle du consortium.

Représenté par Heuleche Tognonmegni, Abigael Olaleye et Ashifie Gogo, le RFLD a présenté les outils et la méthodologie qui guideront son mandat de cheffe de file en matière d'intégration du genre. L'organisation a rappelé que les coupures d'Internet, la surveillance numérique, la désinformation et les violences basées sur le genre facilitées par la technologie touchent différemment les femmes, en particulier celles engagées dans la vie publique. 

Au cours de la session, le réseau a dévoilé quatre principaux outils : un mécanisme d'intégration du genre dans toutes les activités du programme, des matrices d'évaluation des risques sensibles au genre, des outils de collecte de données désagrégées par sexe ainsi que des tableaux de bord trimestriels de redevabilité GESI.

Le RFLD s'est également fixé plusieurs objectifs pour les trois prochaines années, notamment assurer une participation d'au moins 50 % de femmes dans les activités du consortium, publier douze rapports de redevabilité sur le genre et orienter au moins 40 % des ressources vers les organisations dirigées par des femmes et les initiatives sensibles au genre. L'organisation a, par ailleurs, présenté son système de surveillance des violences basées sur le genre facilitées par la technologie, destiné à alimenter ses actions de plaidoyer auprès des instances africaines et internationales. Les échanges ont permis aux partenaires du consortium, notamment Magamba Network et DefendDefenders, de réaffirmer leur engagement à intégrer ces outils dans leurs activités.

La rencontre s'est achevée sur une vision commune : faire du genre une composante essentielle de toutes les interventions du programme NAFASI. 

Armand D.